Ça y est, après plusieurs mois de réflexion, Capsule Club est officiellement lancé. Notre mission: Faire expérimenter et comprendre le monde de manière différente. Notre vision : rendre accessible des sujets de société actuels, et permettre à chacun de venir expérimenter, dans un champ donné, la réalité du terrain.

Hello,
On construit, pas à pas, un catalogue d’expériences en s’intéressant en profondeur aux sujets de société qui nous entourent.
Alors c’est parti. J’enfile mes lunettes d’explorateur, j’ouvre la première page de mon carnet de bord immaculé et je me déleste de toutes mes idées préconçues pour regarder d’un oeil nouveau la première thématique qu’on a choisie
Pourquoi la low tech?
Déjà parce que le sujet nous parle chez Capsule Club. À moi en tout cas. C’est typiquement le type de sujet qui mêle théorie conceptuelle et approche terrain expérimentale. Et ça, j’adore.
Aussi parce qu’on a de la chance : la France regorge d’acteurs qui s’emparent du sujet et tentent de l’appliquer dans différentes industries, dans leurs usages quotidiens, en revisitant d’anciennes comme de nouvelles manières de faire.
À titre personnel, j’ai lu des trucs. J’ai entendu des gens (très) brillants en parler. J’ai bricolé quelques fours solaires, composts et autres petit systèmes à base de roue de vélo en me disant que j’étais un peu low tech.
Et puis, en y réfléchissant un peu, je n’y connais pas grand-chose. C’est finalement quelque chose d’assez lointain, qui m’attire mais qui n’est pas pratiqué dans mon quotidien.
Avant de me lancer, je me suis redemandé : au fond, c’est quoi la low tech ?
Dans ma tête, j’avais surtout des images; des bidouilleurs de l’extrême, des machines un peu folles, un imaginaire à la Jean Tinguely ou le steampunk que je nourris depuis des années.
C’est fascinant, mais aussi assez intimidant. Parce que ça reste fantasmé et surtout, ça n’aide pas vraiment à passer à l’action.
Je trouve le mouvement des makers hyper inspirant. Ces inventeurs, des créatifs, qui aiment fabriquer, réparer bricoler des objets utiles à sa vie quotidienne, un informaticien qui bricole ses propres drones ou robots, ou encore un artiste qui détourne des objets… Mais si on ne t’a jamais appris à matérialiser une idée, à bricoler, à prototyper, la marche peut vite paraître trop haute. Pour moi le premier. Alors je me suis demandé si la low tech se résumait vraiment à ça ; à des objets, des machines créées par des gens très compétents, très outillés.
Pour le Low Tech Lab, la low tech désigne “des objets, des systèmes, des techniques, des services, des savoir-faire, des pratiques, des modes de vie et même des courants de pensée qui intègrent la technologie selon trois grands principes : utilité, accessibilité et durabilité”.
Si on dissèque un peu cette définition, on se rend compte que le mouvement low-tech n’est pas uniquement autour de la réinvention des machines de productions en mode “low”. Ça peut aussi s’immiscer dans des usages plus concrets et dont la technicité n’appartient pas qu’à des corps de métiers manuels ou conceptuels.
Un livre que j’ai adoré lire il y a quelques années “Jugaad, redevenons ingénieux” de Navi Radjou le synthétise plutôt bien. Oui, il existe des objets, des machines qui sont inventés par des ingénieurs / designers. Mais finalement ce qui ressort c’est que la low tech se matérialise aussi et surtout à ces endroits de bifurcation de nos modes de vie et de pensée.
Ce n’est pas seulement réinventer des machines, c’est aussi questionner des usages (notre rapport à l’énergie que l’on pense infini, alors qu’on pourrait réduire ou repenser certaines manières de faire) , des habitudes (pourquoi prendre la voiture sur des petites distances alors qu’un vélo serait plus écologique et meilleur pour la santé), des manières de faire qu’on n’interroge plus (jeter ce qui ne sert plus, acheter du neuf alors que l’on pourrait recycler soi-même). Et surtout, ce n’est pas réservé uniquement aux bricoleurs ou ingénieurs.
Ce qui me frappe, c’est cette idée assez simple : l’ingéniosité n’est pas une question de statut ou de diplôme. Tout le monde peut être créatif à certains endroits, avec les moyens du bord; qu’importe la manière dont c’est fait, les moyens ou les compétences utilisées.
« C’est l’ingéniosité humaine et non les institutions, les systèmes ou les machines qui a été le moteur de tout progrès social et économique. Tout progrès digne de ce nom doit servir équitablement tous les humains, tout en respectant les limites planétaires ». Navi Radjou
Du coup, ce qui m’intéresse vraiment aujourd’hui, ce n’est pas de définir la low tech. C’est de voir comment elle se matérialise dans la vraie vie.
Se poser la question de comment on se nourrit, ou est-ce qu’on vit, comment on se déplace, comment on s’habille ?
Qu’est-ce qu’on simplifie, qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on abandonne ?
Est-ce qu’on renonce à certaines choses ?
Est-ce que ça a un impact sur notre confort, notre liberté, nos liens aux autres ?
Si t’as envie de suivre cette exploration et découvrir avant tout le monde les premières expériences proposées par Capsule Club, rejoins le groupe WhatsApp de la saison low tech.
À bientôt
Félix
Déjà parce que le sujet nous parle chez Capsule Club. À moi en tout cas. C’est typiquement le type de sujet qui mêle théorie conceptuelle et approche terrain expérimentale.
Et ça, j’adore. Aussi parce qu’on a de la chance : la France regorge d’acteurs qui s’emparent du sujet et tentent de l’appliquer dans différentes industries, dans leurs usages quotidiens, en revisitant d’anciennes comme de nouvelles manières de faire.
À titre personnel, j’ai lu des trucs. J’ai entendu des gens (très) brillants en parler. J’ai bricolé quelques fours solaires, composts et autres petit systèmes à base de roue de vélo en me disant que j’étais un peu low tech.Et puis, en y réfléchissant un peu, je n’y connais pas grand-chose.
C’est finalement quelque chose d’assez lointain, qui m’attire mais qui n’est pas pratiqué dans mon quotidien.Avant de me lancer, je me suis redemandé : au fond, c’est quoi la low tech ?
Dans ma tête, j’avais surtout des images; des bidouilleurs de l’extrême, des machines un peu folles, un imaginaire à la Jean Tinguely ou le steampunk que je nourris depuis des années.
C’est fascinant, mais aussi assez intimidant. Parce que ça reste fantasmé et surtout, ça n’aide pas vraiment à passer à l’action.Je trouve le mouvement des makers hyper inspirant. Ces inventeurs, des créatifs, qui aiment fabriquer, réparer bricoler des objets utiles à sa vie quotidienne, un informaticien qui bricole ses propres drones ou robots, ou encore un artiste qui détourne des objets… Mais si on ne t’a jamais appris à matérialiser une idée, à bricoler, à prototyper, la marche peut vite paraître trop haute. Pour moi le premier. Alors je me suis demandé si la low tech se résumait vraiment à ça ; à des objets, des machines créées par des gens très compétents, très outillés.
Pour le Low Tech Lab, la low tech désigne “des objets, des systèmes, des techniques, des services, des savoir-faire, des pratiques, des modes de vie et même des courants de pensée qui intègrent la technologie selon trois grands principes : utilité, accessibilité et durabilité”.
Si on dissèque un peu cette définition, on se rend compte que le mouvement low-tech n’est pas uniquement autour de la réinvention des machines de productions en mode “low”. Ça peut aussi s’immiscer dans des usages plus concrets et dont la technicité n’appartient pas qu’à des corps de métiers manuels ou conceptuels.
Un livre que j’ai adoré lire il y a quelques années “Jugaad, redevenons ingénieux” de Navi Radjou le synthétise plutôt bien. Oui, il existe des objets, des machines qui sont inventés par des ingénieurs / designers. Mais finalement ce qui ressort c’est que la low tech se matérialise aussi et surtout à ces endroits de bifurcation de nos modes de vie et de pensée.
Ce n’est pas seulement réinventer des machines, c’est aussi questionner des usages (notre rapport à l’énergie que l’on pense infini, alors qu’on pourrait réduire ou repenser certaines manières de faire), des habitudes (pourquoi prendre la voiture sur des petites distances alors qu’un vélo serait plus écologique et meilleur pour la santé), des manières de faire qu’on n’interroge plus (jeter ce qui ne sert plus, acheter du neuf alors que l’on pourrait recycler soi-même). Et surtout, ce n’est pas réservé uniquement aux bricoleurs ou ingénieurs.
Ce qui me frappe, c’est cette idée assez simple : l’ingéniosité n’est pas une question de statut ou de diplôme. Tout le monde peut être créatif à certains endroits, avec les moyens du bord; qu’importe la manière dont c’est fait, les moyens ou les compétences utilisées.« C’est l’ingéniosité humaine et non les institutions, les systèmes ou les machines qui a été le moteur de tout progrès social et économique. Tout progrès digne de ce nom doit servir équitablement tous les humains, tout en respectant les limites planétaires ». Navi RadjouDu coup, ce qui m’intéresse vraiment aujourd’hui, ce n’est pas de définir la low tech. C’est de voir comment elle se matérialise dans la vraie vie.
Se poser la question de comment on se nourrit, ou est-ce qu’on vit, comment on se déplace, comment on s’habille ?Qu’est-ce qu’on simplifie, qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on abandonne ?
Est-ce qu’on renonce à certaines choses ?Est-ce que ça a un impact sur notre confort, notre liberté, nos liens aux autres ?
Si t’as envie de suivre cette exploration et découvrir avant tout le monde les premières expériences proposées par Capsule Club,
rejoins le groupe WhatsApp de la saison low tech.
À bientôt
Félix